lundi 8 août 2011

Des oublies, qui veut des oublies ?


" Oublies, oublies ...des oublies, qui veut des oublies ?" Voilà ce que scande un  oublieur dans le film "Merveilleuse Angélique" de Bernard Borderie.
Cet été, une chaîne de télévision a rediffusé la série "Angélique ..." avec la très belle Michèle Mercier et le ténèbreux Robert Hossein. 

Je pense qu'il n'est pas vraiment besoin de préciser que je suis une gourmande et, par conséquent, il m'arrive très souvent lorsque je regarde un film d'avoir très envie de goûter le plat présenté dans le petit écran ... 
Donc, comme à chaque fois que je regarde ce film (ce qui arrive très souvent car je suis fan mais là je m'égare), je salive à l'idée de déguster un cornet d'oublies ... 






Mais qu'est-ce donc qu'une oublie ? Ni une, ni deux, je me suis renseignée et voici les informations que j'ai pu glâner :




"Une oublie est une pâtisserie très fine et au départ eulogie, hostie non consacrée, qui date du Moyen Âge.

Elle fut d'abord servie, certains jours de jeûne et aux fêtes solennelles, aux chanoines, clercs et moines. Elle constituait un cadeau des curés aux évêques, comme des évêques et du pape aux souverains.

Les seigneurs en exigèrent ensuite de leurs vassaux jusqu'à ce que l'oubliage, cette redevance féodale, soit remplacé par le dépôt de gâteaux ou de pain plus raffiné (dit oubliau), puis par de l'argent.

L'oublie est vite devenue une pâtisserie populaire, vendue par les oublieurs près des églises, lors des fêtes, et dans les rues à la nuit tombée.

Mince et de forme ronde, elle est composée de farine et d'eau, de lait ou de vin blanc, d'œufs, de sucre ou parfois de miel. Elle est cuite entre deux fers par l'oublieur, comme une gaufre, puis souvent roulée en cylindre creux.

J'ai trouvé une recette et je me suis lancée dans la confection de cette fameuse pâte à oublies sans plus de considération. 
Une fois la pâte réalisée, je me suis demandée comment j'allais faire cuire mes pâtisseries et là les ennuis ont commencé.
J'ai d'abord tenté de cuire mes oublies dans mon gaufrier mais ne disposant que de grosses grilles, le résultat ne me convenait guère.  
J'étais déçue et j'avais un saladier de pâte sur les bras. 

Ne voulant pas gâcher, j'ai  poussé mes recherches et j'ai fini par trouver un site (ici) dans lequel il était indiqué que les oublyes étaient l'ancêtre de la crêpe. 
J'ai donc sorti ma poêle à crêpes et j'ai réalisé une vingtaine d'oublies.
Le résultat était plus intéressant et j'ai obtenu de jolies pancakes avec un bon petit goût de miel.
Pour l'oublie, le vrai, on oublie (hihihi, je vous l'accorde elle était minable mais c'était trop tentant) ! 
Il ne me reste plus qu'à l'imaginer à moins que quelqu'un ne dispose de fers à oublies dans son grenier ...


 
Ingrédients  des oublies : 250 g de miel, 250 g de farine, 2 œufs, 30g de beurre fondu, 100 ml d'eau.


Faire fondre le miel dans 100 ml d'eau froide. Mettre la farine dans une terrine, creuser un puits, ajouter les œufs entiers, remuer en incorporant petit à petit l'eau et le miel. Faire fondre le beurre et les incorporer à la pâte en mélangeant très rapidement. 
Faire chauffer le gaufrier (très petite trame) à feu vif, beurrez-le, placer une boule de pâte, fermer en appuyant fortement (re-graisser le gaufrier tous les 3-4 cuissons). Chauffer le gaufrier 45 secondes, retourner-le. Servir chaud ou froid suivant les goûts. 


Faire chauffer la poêle à crêpe, huilée, former une petite crêpe, retourner-la pour bien la cuire des 2 côtés. 


  
Servez chaud . 


Les Oublies se consomment avec une sauce à l'orange, du miel aux épices, ou une crème dorée... ou dans notre cas avec du sirop d'érable !

 

jeudi 4 août 2011

De retour après les vacances

Et me voici de retour après des vacances bien méritées.


Je vous livre quelques clichés de mon périple en Bourgogne du Sud avant de revenir avec de nouvelles recettes !

Pour commencer, quelques clichés du gîte dans la campagne entre Tournus et Plottes (71). C'était très agréable avec les champs à perte de vue, le bois dans lequel nous avons découvert des très bons champignons ...









Une petite grenouille coquine se cache au milieu des nénuphars du bassin ...








Une petite visite au Château de Brancion où les enfants peuvent se déguiser en chevaliers et princesses ...

Brancion (Xe, XIIe, XIVe) est la plus importante place forte de la Bourgogne du sud. Célèbre par son emplacement stratégique et son histoire. Jocerand de Brancion, compagnon de Saint Louis, tué aux croisades à la bataille de la Mansourah.
Châtellenie Ducale (fin du XIIIe) puis Royale, elle est restée un exemple vivant de l'architecture militaire du Moyen Age.
 

























Le village et son église vu du château










Le château vu du village








Et de jolies damoiselles ...





Une promenade dans les vignes bourguignonnes. Nous avons cherché des escargots de Bourgogne mais n'avons trouvé que des coquilles vides. Il faisait trop beau (non non je ne plaisante pas !) pour que les humbles gastéropodes daignent montrer leurs cornes. 












Un détour par Beaune et la visite des Hospices. J'ai pris un drôle de coup de vieux car j'avais réalisé cette visite avec ma classe en 5ème (si la mémoire ne me joue pas des tours). 
Cela m'a également rappelé le très bon film "La grande vadrouille" avec Bourvil et Louis de Funès.












Les cuisines de l'hospice












La pharmacie





Le carrelage portant l'inscription "Seule"
















Un lavoir dans Beaune




Quelle belle région que la Bourgogne !


Je ne peux pas mettre en ligne les photos des champignons ramassés dans les bois mais je vais tout de même vous donner ma petite recette pour les déguster en toute simplicité.

Ingrédients : des champignons (bolets, cèpes ...), du beurre, un filet d'huile d'olive, de l'ail, du persil, du sel et du poivre.

Laver soigneusement les champignons et les couper en lamelles.

Dans une poêle, faire fondre du beurre avec une filet d'huile d'olive. 

Faire revenir les champignons. Laisser les plus ou moins longtemps selon si vous les apprécier plus ou moins cuits. Saler et poivrer.

Ajouter l'ail et le persil en fin de cuisson pour que les champignons s'imprègnent des saveurs mais que l'ail ne brûle pas.

Servir seul ou en accompagnement d'une viande.